Internet… Ça peut paraître complexe à première vue, mais en fait, ce réseau mondial n’est “que” l’agrégation de multiples réseaux nationaux de fournisseurs d’accès à Internet (FAI). Pour ce faire, Orange, SFR, Free, etc, s’échangent du trafic Internet avec Deustsche Telecom, British Telecom, Verizon, AT&T, etc, en des points spéciaux du réseau que l’on appelle GIX ou IXP. Wikipedia résume cela :

Un Internet Exchange Point (ou IX ou IXP ou point d’échange Internet), également appelé Global Internet eXchange (ou GIX), est une infrastructure physique permettant aux différents fournisseurs d’accès Internet (ou FAI ou ISP) d’échanger du trafic Internet entre leurs réseaux grâce à des accords mutuels dits de «peering». Ces échanges de trafic se font ainsi sans coût supplémentaire.

Lancé il y a un peu plus de 8 mois, France-IX a pour mission de “consolider et d’élever Paris au rang de place de peering mondial, en développant une offre de services répondant aux besoins actuels du marché, et en réunissant des opérateurs et des fournisseurs de contenus et de services internet français, mais aussi étrangers”. Ils se présentent dans cette vidéo :

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Un Internet Exchange Point (ou IX ou IXP ou point d’échange Internet), également appelé Global Internet eXchange (ou GIX), est une infrastructure physique permettant aux différents fournisseurs d’accès Internet (ou FAI ou ISP) d’échanger du trafic Internet entre leurs réseaux de systèmes autonomes grâce à des accords mutuels dits de «peering». Ces échanges de trafic se font ainsi sans coût supplémentaire.

France IX réseau nationalFace à l’essor du trafic Internet, l’association parisienne, qui exploite donc un point d’échange Internet, se dote de puissants multiplexeurs/démultiplexeurs capables de transporter les signaux à 120 Gbit/s via la fibre optique.

Huit mois après son démarrage opérationnel, France IX s’affiche comme un point d’échange Internet fédérateur (GIX) à Paris. Il constitue une alternative de peering (par rapport à celui proposé en direct avec France Telecom) en regroupant des points de présence (sept PoP à ce jour).

La vocation de France IX est de se présenter comme une véritable plaque tournante de l’Internet européen (voire mondial) avec le PoP situé à Marseille qui s’ouvre vers l’Asie et l’Afrique grâce à des câbles sous-marins. L’association française affiche ses ambitions d’entrer dans le trio de tête des points d’échange sur le Vieux Continent, actuellement composé de Londres, Francfort et Amsterdam.

Dans un premier temps, des routeurs Brocade MLX à très hautes performances sont venus consolider l’infrastructure. Afin d’anticiper la croissance exponentielle du trafic Internet et éviter toute congestion, de nouveaux investissements sont réalisés en partenariat avec l’équipementier Cube Optics (Cubo). Cette société, d’origine allemande, est spécialisée dans les technologies de réseaux de transport et d’accès. Le point d’échange Internet de l’Hexagone a adopté les « Network-Cubes » de Cube Optics fondée sur la technologie passive de multiplexage dense en longueur d’onde (DWDM ou Dense Wavelength Division Multiplexing en anglais). Ce sont des multiplexeurs/démultiplexeurs (circuits optoélectroniques passifs), assurant un transit de plusieurs signaux (jusqu’à huit) de longueurs d’onde différentes sur une seule fibre optique. Leur spécificité ? Une compacité censée assurer une densité exceptionnelle dans les baies.

Ce déploiement permet aux deux PoP névralgiques de France IX – Telehouse-2 et Interxion-5 – d’être reliés à 120 Gbit/s (au lieu de 2 x 10 Gbit/s précédemment). Les débits des liaisons entre ces deux cœurs et quatre autres PoP situés en périphérie parisienne passent à 20 Gbit/s et à 40 Gbit/s. Une telle augmentation de la bande passante est le préambule nécessaire au raccordement d’autres acteurs majeurs. Ainsi, le point d’échange Internet de Bouygues Telecom (PaNAP) sera relié à France IX sous peu. Indirectement, ce sont donc 6 autres PoP qui viendront de fait s’interconnecter à France IX.*

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